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GEOL FRANCE protège l'ensemble de ses salariés



La décision de mettre nos équipes de terrain en chômage partiel a été prise et ce, avec ou sans l’aide de l’État, qui rétropédale complètement sur la question du chômage partiel en nous exhortant à reprendre le travail sur les chantiers.

Nous espérons qu’il changera d’avis à nouveau d’ici la fin du mois... On parle tout de même de vies humaines !

Nous n’avons pas les moyens de faire reprendre le travail à nos techniciens en toute sécurité. Le travail isolé est interdit dans nos métiers (trop dangereux !) et il n’est pas possible de fournir masques, gants et gel hydroalcoolique à cause de la pénurie. De toute façon, si nous en avions, nous les apporterions à l’hôpital le plus proche : ce sont les soignants et les malades qui en ont le plus besoin !

Nous n’avons pas la possibilité, non plus, de doubler le parc véhicules afin qu’il n’y ait qu’une personne par véhicule. Nous n’avons pas les moyens de faire respecter à distance les gestes “barrières”. Apposer une affiche dans un camion ne suffit pas ! Étant sur des chantiers de courtes durées, sans base de vie, quelle hygiène régulière peut-on assurer ?

Les études de sols ne sont pas primordiales, ni essentielles, nous semble-t-il.

Tous nos salariés sont régulièrement en contact (groupe WhatsApp, messagerie et téléphone). Ils sont tous d’accord avec la décision du gérant et le remercie de les protéger. Tout le monde est solidaire : l’entreprise par son effort financier total jusqu’aux emprunts de trésorerie s’il le faut (nos banques nous ont assurées de leur soutien), les salariés par la purge de leurs RTT et congés si nécessaire et par l’investissement total que nous aurons tous à la reprise d’activité.

Depuis son salon transformé en lieu de télétravail, bien protégé, le gérant n’obligera aucun technicien des sociétés ABESOL et 2GH à reprendre les chantiers en multipliant les risques d’avoir des contacts inutiles ou à ne pas respecter les gestes “barrières” par inadvertance, trop concentrés sur leurs tâches habituelles.

Si on ferme les plages, les parcs, que l’on interdit la chasse et la pêche, pourquoi demande-t-on aux ouvriers d’aller sur chantier ? L’État est incohérent, l’économique prend le pas sur la santé publique, quelle déception !


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